Paul Brehal, enraciné dans les Ardennes, sculpte la mémoire en une matière palpitante, où chaque poème traverse lieux, amours et absences avec une rigueur de justesse et de sobriété. Héritier discret de Rimbaud et Verlaine, il ne court pas après l’éclat, mais guette la vibration secrète de l’être. Son écriture, lente et mesurée, écoute les silences qui précèdent toute parole. Pour lui, la poésie est un acte de fidélité — à l’enfance qui persiste, à la lumière qui résiste, à l’invisible qui habite le monde.